Le département de géographie

Un héritage à faire fructifier

 

Le département de géographie de l’École normale supérieure a l’ambition de faire fructifier un héritage ancien. C’est en effet à l’École normale que Paul Vidal de la Blache a défini, à la fin du XIXe siècle, les grandes orientations qui ont marqué la recherche et l’enseignement de la géographie dans l’Université française jusqu’au-delà de la Seconde Guerre mondiale.

 
Au cours des deux ou trois dernières décennies, les géographes de l’École normale supérieure se sont particulièrement engagés dans le développement des nouveaux outils de la géographie (télédétection aérienne et spatiale, analyse statistique et cartographique assistée par ordinateur, Systèmes d’information géographique). Ils ont été et sont encore particulièrement actifs dans différents domaines thématiques tels que la connaissance et la protection des littoraux, le développement et la mondialisation en Amérique latine, la géopolitique et la géostratégie. Ils ont contribué à l’émergence des thématiques environnementales dans le cadre pluridisciplinaire de l’école normale supérieure.
 
 

Quelle géographie à l’ENS ?

 

La géographie est une discipline mal connue, ce d’autant plus qu’elle a connu une longue phase de questionnement sur son objet et sur ses méthodes, et une diversification de ses orientations et ses pratiques dans le cadre universitaire.
Le département de géographie de l’école normale supérieure entend promouvoir une géographie ouverte sur les grandes questions et débats du monde contemporain : les défis environnementaux, mondialisations, question urbaine, nouvelle donne géopolitique. Sans méconnaître les débats épistémologiques propres à la géographie et à son insertion parmi les sciences de l’homme et de la société, nous privilégions une pratique de la géographie fondée sur l’analyse de territoires concrets, à toutes les échelles, et mettant en œuvre toute la palette des outils et méthodes dont dispose pour cela notre discipline. Cette démarche exploite les atouts spécifiques de la géographie qui sont :
  • son intérêt renouvelé pour les relations entre nature et sociétés,
  • l’importance accordée à la variabilité des faits et des processus selon les lieux et les espaces considérés,
  • une analyse des territoires prenant en compte les niveaux d’échelle et leurs interactions,
  • la proximité avec l’histoire et l’intégration des analyses de l’espace et du temps.
Cette approche de la géographie nous semble de nature à apporter à la fois la formation rigoureuse et étendue que doivent acquérir de futurs chercheurs ou enseignants-chercheurs en géographie, et la compréhension du monde contemporain nécessaire à ceux des normaliens qui se destinent à d’autres carrières, dans la fonction publique, l’édition, le journalisme, etc… Elle permet d’utiliser au mieux les compétences des enseignants-chercheurs du Département qui se consacrent à la géographie de l’environnement, à la géographie du développement, à la géographie politique des frontières et des relations internationales.

 

 

Les élèves

 

Chaque promotion comporte une dizaine d’étudiants, entrés soit par concours soit sur dossier, qui choisissent de se rattacher au département. Ils préparent une 3e année de licence puis un master de géographie ou d’aménagement dans une Université de Paris ou d’Île de France. Ils suivent parallèlement le diplôme de l’ENS. Certains étudiants choisissent le département en rattachement secondaire et y suivent une mineure. Tous les étudiants bénéficient d’un tutorat personnalisé, en fonction de leur choix personnel d’orientation.

Dans les dernières décennies, les choix d’orientation des élèves du département de géographie se sont sensiblement diversifés. Une partie d’entre eux continuent à préparer l’agrégation de géographie pendant leur scolarité à l’École normale supérieure et sont, à l’issue de celle-ci, candidats à une allocation de recherche pour la préparation d’une thèse de doctorat qui leur permettra d’accéder aux fonctions de chercheur ou d’enseignant-chercheur. Mais une fraction croissante d’entre eux choisit la géographie dans le but de s’orienter vers les métiers de l’administration, de l’environnement et de l’aménagement du territoire, de la diplomatie, et de façon plus générale vers la gamme très étendue des métiers où leur formation de géographe leur sera utile.
 
Le département de géographie a également la tâche d’accueillir les élèves historiens qui suivent des enseignements de géographie et préparent l’agrégation d’histoire. Les enseignements de géographie proposés par le département sont aussi ouverts à des étudiants d’autres disciplines, scientifiques ou littéraires, dans le cadre du diplôme de l’ENS.
 
 

La formation

 

Le département offre chaque année des enseignements diversifiés qui se répartissent entre séminaires d’initiation, séminaires d’approfondissement et séminaires de recherche. Une partie de ces séminaires sont dispensés sous forme de stages techniques et de stages de terrain.
Le département organise chaque année une préparation spécifique pour les agrégations de géographie et d’histoire.
De plus, le département de géographie cohabilite un Master professionnel de Géopolitique avec l’université Paris I, la préparation à l’agrégation de géographie des universités Paris 1 et Paris 4.
 
 

Laboratoires associés

 

 

Bonus : Le département vu par un élève de troisième

Rapport de "stage d’entreprise" d’Ambroise Mouhanna : ici

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