Présentation

Responsables : Géraldine Djament-Tran, Magali Reghezza-Zitt

Chercheurs associés : Antoine Le Blanc (Université du Littoral), Samuel Rufat (Université Cergy-Pontoise), Céline Pierdet (Université de Compiègne), Serge Lhomme (EIVP).

S1-S2, 3 crédits

Présentation

Le séminaire de recherche pluridisciplinaire mensuel «résilience urbaine» proposera une réflexion sur le concept de résilience. Nous continuerons à faire dialoguer sciences de l’environnement et sciences humaines et sociales.

L’objectif du séminaire est double : envisager les différents sens du concept de résilience, ses usages en fonction des disciplines et les méthodologies qui lui sont associées ; dégager des facteurs de résilience et les organiser dans une grille méthodologique.

Le séminaire adoptera en outre une approche critique de la résilience afin d’éprouver la pertinence heuristique, méthodologique et pratique de la notion. Les séances seront organisées sur la base d’études de cas, dans une perspective comparatiste, en insistant sur des exemples historiques.


Couvent des carmes, Lisbonne

Fonctionnement du séminaire

Le séminaire est ouvert à tous publics et se veut résolument pluridisciplinaire, même s’il reste davantage centrée sur les sciences humaines et sociales. Il est en particulier ouvert aux jeunes chercheurs et aux doctorants.

Après des interventions de 40 à 50 minutes, une discussion avec les intervenants et les membres du groupe de travail aura lieu. Des comptes-rendus et des bibliographies complémentaires seront mis en ligne.

La participation au séminaire est gratuite et ne demande pas d’inscription préalable systématique. 

 

Comptes-rendus des séances et présentations des intervenants :

Prochaine conférence : le 20 février 2014, salle info 5.

Nous avons le plaisir d’accueillir Béatrice Quenault (ESO, UMR CNRS 6590), qui interviendra sur le thème « La rhétorique de la résilience dans la gestion des risques de catastrophe : Vers un changement de paradigme face aux risques climatiques ? ».

Avec la reconnaissance de la catastrophe en tant que « problème public » (Neveu , 1999), la résilience est progressivement devenue une référence incontournable dans le champ des politiques publiques (Kuhlicke et Steinführer, 2010). Mais, du côté du monde des élus et des techniciens, la notion de résilience (comme celle d’adaptation) apparaît radicalement nouvelle et laisse perplexe. Souvent vue comme la capacité à surmonter des crises majeures ou à s’adapter à des phénomènes perturbateurs, le concept de résilience n’est pas véritablement consolidé dans sa définition, et soulève de redoutables difficultés dès lors qu’il s’agit d’opérationnaliser les solutions aux problèmes à résoudre (Djament-Tran et Reghezza-Zitt, 2012 ; Rufat, 2010). Dans ce contexte, le principal objet de cette contribution consiste à se demander si la résilience fonde effectivement un nouveau « paradigme » de la gestion des risques de catastrophe et, plus généralement, de la gestion territoriale des situations de crise en lien avec les aléas et le changement climatiques. La question se pose d’autant plus que la plupart du temps cette idée de « changement de paradigme » est invoquée mais sans jamais être réellement explicitée.

Liste de diffusion

Pour recevoir les informations du séminaire résilience urbaine, merci de vous abonner à la liste resilience-at-ens.fr. Pour cela, connectez-vous ici et suivez le guide.

Contacts

: Géraline Djament-Tran

et

Magali Reghezza-Zitt