Franck Ollivon

ATER / Teaching and Research Assistant

Bureau R6-33 (6e étage) / Room R6-33 ( 6th floor)

Email : franck.ollivon@ens.psl.eu

Thèmes de recherche / Research Interests

  • Géographie sociale et politique / Social and political geography
  • Justice pénale / Penal systems
  • Prison et enfermement / Prison and confinement
  • Mobilités quotidiennes / Everyday mobility
  • Sécurité et technologies / Security and technologies
  • Méthodes qualitatives / Qualitative methods

 

Affiliations

  • Département Géographie et Territoires, Ecole Normale Supérieure
  • UMR 5600 EVS (associé)

 

Enseignements actuels / Current teachings

  • Stage d’initiation au terrain / Field research : theory & practice.
  • Enjeux, outils et méthodes de la cartographie / On mapping : issues, tools and methods
  • Préparation à l’agrégation
  • Cours « Géopolitique des mobilités » / « Geopolitics of mobility »

 

Travail de thèse / PhD Dissertation

« La prison chevillée au corps. Pour une approche géographique du placement sous surveillance électronique »

Sous la direction d’Isabelle Lefort (EVS/U. Lumière Lyon 2), de Romain Garcier (EVS/ENS de Lyon) et Sarah Mekdjian (PACTE/ U. Grenoble Alpes). Soutenue en novembre 2018.

Utilisé de façon croissante comme alternative à la détention, le placement sous surveillance électronique (PSE), plus connu sous l’appellation « bracelet électronique », repose sur l’assignation domiciliaire des condamnés, qui purgent leur peine en milieu ouvert. Ce dispositif pénal rompt ainsi avec l’enfermement carcéral, et pose alors la question des représentations et des usages punitifs de l’espace ordinaire. A partir d’une étude menée au sein de deux services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP) et d’entretiens semi-directifs réalisés auprès de placés sous surveillance électronique ainsi que de magistrats et de fonctionnaires du Ministère de la justice, la présente thèse interroge les modalités du contrôle spatial que suppose l’externalisation de l’espace de détention. Parce qu’il assigne une fonction pénitentiaire à l’espace quotidien, le PSE implique une adaptation de l’espace de la peine à la diversité des situations individuelles, rompant avec la relative standardisation de l’espace carcéral. Toutefois, tant dans sa conception par l’institution que dans le vécu des placés, l’espace d’assignation reste largement pensé sur le modèle carcéral. Cette « prison à domicile » est même parfois rapprochée du Panoptique foucaldien, notamment du fait du pouvoir de surveillance ubiquitaire attribué à la technologie. Or le sentiment d’enfermement des placés ne découle pas tant de l’efficacité technique du dispositif pour le contrôle de leurs spatialités que du pouvoir contraignant du droit et de sa mise en discours par les agents de l’institution comme par les placés eux-mêmes.

« Wearing the prison mark. A geographical approach of electronic monitoring »

Under the supervision of Isabelle Lefort, de Romain Garcier et Sarah Mekdjian. Defended in november 2018.

Increasingly used as an alternative to detention, the French electronic monitoring program consists in the home confinement of convicts, who serve their sentence in open custody. This penal measure represents a shift away from prison isolation, and thus questions the punitive uses and images of ordinary space. Drawing from a non-participant observation in two probation services and semi-structured interviews with monitored convicts, judges and probation counselors, this thesis examines how the externalization of detention affects spatial control. As it ascribes a penitentiary function to domestic space, electronic monitoring requires to take into account individual situations when delineating the spatial framework for confinement, as opposed to a standardized prison space. However, both in its institutional conceptualization and in the lived experience of convicts, house arrest is generally likened to prison. It is even compared to Michel Foucault’s Panopticon, since the surveillance technology is believed to effectively control the convicts’ every movement. Nevertheless, the feeling of confinement experienced by convicts doesn’t only stem from the monitoring of their whereabouts by the surveillance technology ; it is also the result of the technical and judicial discourses that surround their sentence and materialize the link between electronic monitoring and detention.

 

Publications

Ollivon F., 2020, « Aménager la peine, penser son territoire : les territorialités du droit et les peines de probation en France », Annales de géographie, n°733-734.

Ollivon F., 2019, « Réinsérer à la marge : la mobilité des personnes placées sous surveillance électronique entre contournement et isolement » in Bernier et al. (dir.), Mobilités marginales, mobilités dans les marges, marges mobiles, Rennes, Presses Universitaires de Rennes.

Ollivon F., 2018, « The other side of electronic monitoring : forms of care in a control-oriented technology », Area [en ligne].

Ollivon F., 2017, « Le lieu d’assignation à résidence dans le ‘bracelet électronique’ : un marqueur d’inégalités sociales », Espaces et sociétés, n°170.

Ollivon F., 2016, « L’enfermement sans la prison. Quelle place pour l’espace domestique dans les aménagements de peine non hébergés ? » in Laurent Cailly et Françoise Dureau (dir.) Les Espaces du logement, pratiques habitantes et politiques publiques, Paris, L’Harmattan. 

Ollivon F., 2015, « Purger sa peine en ville », Urbanités, n°5 [en ligne].