Géographie et défense

Responsable  : Philippe Boulanger

S1, 6 ECTS

Ce séminaire peut être validé pour la mineure géopolitique et relations internationales.

 


Séminaire annulé en 2020-2021.

 

Descriptif

La géographie constitue un outil décisif pour la sécurité nationale et la gestion des crises. Elle est aujourd’hui considérée comme un facteur de connaissances et d’anticipation pour le décideur afin de répondre aux risques et aux menaces qui se sont diversifiés depuis la fin de la Guerre froide. Par définition, elle forme une discipline de synthèse qui intègre à la fois des éléments physiques et humains et s’appuie sur une diversité d’outils. Ceux-ci sont composés d’analyses, comme les études milieux, et de représentations cartographiques dont la qualité s’améliore grâce aux nouvelles technologiques numériques de l’information.

Depuis la fin de la Guerre froide, puis les attentats de New York du 11 septembre 2001, la diversification des menaces et des risques (lutte contre le terrorisme international et les trafics illicites mondialisés par exemple) conduit à valoriser son utilisation. Mais bien d’autres raisons peuvent aussi conduire à l’exploiter de manière plus rigoureuse comme la gestion du maintien de l’ordre public, la prévention contre les incendies, les catastrophes naturelles et technologiques de grande ampleur. Depuis la fin des années 2000, il en résulte non seulement une prise de conscience de sa nécessaire exploitation dans un champ d’action plus étendu par le décideur politique et militaire, mais aussi un renouvellement des moyens d’acquisition de la connaissance et une tendance à améliorer la qualité des analyses.

La géographie occupe une place toujours plus importante dans les services étatiques spécialisés. Elle apporte une analyse et une réflexion dans la planification de crise permettant de réduire les incertitudes et d’organiser les modalités d’action. D’après le Livre Blanc sur la défense et la sécurité nationale (2008), la stratégie de sécurité nationale a « pour objectif de parer aux risques ou menaces susceptibles de porter atteinte à la vie de la nation », de défendre la population et le territoire et d’assurer la contribution de la France à la sécurité européenne et internationale. Elle doit contribuer à la mise en œuvre de la politique de défense face aux risques d’agression, la politique de sécurité intérieure et de politique de sécurité civile pour la protection de la population et des biens, la politique étrangère et la politique économique (p. 62). La création d’un cinquième pilier stratégique « connaissance et anticipation », considérée comme la « première ligne de défense » (p. 66), reconnaît ainsi la nécessaire exploitation des outils et de l’analyse géographique pour répondre aux impératifs de la sécurité nationale. Ce nouveau pilier considère que la « bataille du XXIe siècle se joue d’abord sur le terrain de la connaissance et de l’information, des hommes comme des sociétés » qui couvrent le champ du renseignement, la connaissance des zones d’opérations, l’action diplomatique, la démarche prospective et la maîtrise de l’information. La connaissance des liens entre les sociétés et les territoires, dans leurs dimensions physiques et humaines, représente « l’une des clefs de l’autonomie stratégique » pour le décideur politique et militaire. Comment la connaissance géographique contribue-t-elle à analyser les risques et les menaces dans une dynamique prédictive et à mettre en œuvre de nouveaux moyens technologiques pour les anticiper ?

Plusieurs axes de réflexion seront abordés :

  • La conception de l’analyse géographique pour la sécurité nationale
  • Les outils géographiques au service de la sécurité et de la gestion de crise
  • Les perspectives de développement de l’emploi de la connaissance géographique.

 

Planning 2020-2021 :

Cet enseignement se déroulera les mardis de 17h30 à 19h30, aux dates suivantes :

  • 6 octobre
  • 13 octobre
  • 20 octobre
  • 3 novembre
  • 10 novembre
  • 17 novembre
  • 24 novembre
  • 1er décembre
  • 8 décembre
  • 15 décembre

 

Lieu :

Campus Ulm, la salle est en attente d’attribution (mise à jour juillet 2020).

 

Validation  :

Assiduité, participation orale et rendu écrit en fin de séminaire.